Comprendre la finance circulaire

La finance circulaire : orienter l’épargne vers l’économie des territoires

La finance circulaire désigne un modèle de financement territorial visant à rapprocher l’épargne des particuliers des petites et moyennes entreprises implantées sur leur territoire.

L’épargne disponible contribue au développement des PME, à l’emploi et à l’activité économique locale.

Cycle local de financement reliant l’épargne, les PME, l’emploi et les territoires
Cycle local de financement reliant l’épargne, les PME, l’emploi et les territoires
Épargne locale PME Territoires

Définition

Un cycle local de financement

Le principe de la finance circulaire consiste à favoriser un cycle local de financement : l’épargne disponible contribue au développement des entreprises implantées sur le territoire.

Ces entreprises créent des emplois, distribuent des salaires et soutiennent l’activité des commerces et des services locaux. Une partie des revenus ainsi générés peut ensuite être à nouveau épargnée et investie dans l’économie du territoire.

01

Épargne locale

Une partie de l’épargne disponible est orientée vers l’économie réelle.

02

PME du territoire

Les capitaux accompagnent le développement des entreprises locales.

03

Activité locale

Emplois, salaires et commerces renforcent l’économie du territoire.

Épargne et territoires

Recycler l’épargne disponible

Une part importante de l’épargne des ménages reste placée sur des comptes courants, des livrets ou d’autres produits financiers, sans que les épargnants connaissent toujours l’utilisation finale des fonds ainsi collectés.

La finance circulaire propose de permettre aux particuliers qui le souhaitent d’affecter une partie de cette épargne au financement d’entreprises locales qu’ils peuvent mieux connaître et suivre dans la durée.

Fonctionnement

Le rôle des Carnets d’Annonces

Les Carnets d’Annonces permettent aux actionnaires et aux investisseurs de publier des intentions d’achat ou de vente portant sur les actions d’une entreprise non cotée.

Ils facilitent la mise en relation entre acheteurs et vendeurs, tandis que les transactions demeurent conclues de gré à gré entre les parties.

Associés à une information régulière sur chaque entreprise et à la tenue de son registre de mouvements de titres, ils contribuent à organiser l’actionnariat et à offrir une possibilité de liquidité, sans garantir qu’une transaction pourra effectivement être réalisée.

Les particuliers peuvent ainsi souscrire à une augmentation de capital, acheter des actions d’entreprises locales, puis les revendre et réinvestir éventuellement les fonds dans d’autres entreprises du territoire.

Schéma du cycle de la finance circulaire reliant l’épargne, les Carnets d’Annonces, les PME locales, les emplois et les commerces
Le cycle local de la finance circulaire : de l’épargne disponible au développement de l’économie du territoire.

Conditions de développement

Trois conditions pour développer la finance circulaire

Le développement de la finance circulaire repose sur trois conditions principales.

01

La confiance et l’information

Les épargnants doivent disposer d’informations claires, régulières et compréhensibles sur les entreprises dans lesquelles ils envisagent d’investir.

02

La possibilité d’échanger les actions

Les actionnaires doivent pouvoir publier leur intention de vendre, tandis que de nouveaux investisseurs doivent pouvoir faire connaître leur intention d’acheter.

03

La connaissance des risques

L’investissement dans une PME non cotée peut offrir une perspective de dividendes ou de plus-value, mais il présente également un risque de perte en capital et une liquidité limitée.

PME et territoires

Un outil au service des PME et des territoires

La finance circulaire vise ainsi à créer un lien durable entre :

  • l’épargne disponible ;
  • les Carnets d’Annonces ;
  • les PME-PMI locales ;
  • les emplois et les salaires ;
  • les commerces et l’activité du territoire.

Elle contribue ainsi à développer un affectio societatis local, c’est-à-dire un lien durable de confiance et d’intérêt commun entre les entreprises, leurs actionnaires et leur environnement territorial.